Le Blog de l'Art Sacré

02 juin 2006

Introdution

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LETTRE DU PAPE
JEAN-PAUL II
AUX ARTISTES
1999

À tous ceux qui, avec un dévouement passionné,
cherchent de nouvelles «épiphanies» de la beauté
pour en faire don au monde
dans la création artistique.

«Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon» (Gn 1, 31).

L'artiste, image de Dieu Créateur

1. Personne mieux que vous artistes, géniaux constructeurs de beauté, ne peut avoir l'intuition de quelque chose du pathos avec lequel Dieu, à l'aube de la création, a regardé l'œuvre de ses mains. Un nombre infini de fois, une vibration de ce sentiment s'est réfléchie dans les regards avec lesquels, comme les artistes de tous les temps, fascinés et pleins d'admiration devant le pouvoir mystérieux des sons et des paroles, des couleurs et des formes, vous avez contemplé l'œuvre de votre inspiration, y percevant comme l'écho du mystère de la création, auquel Dieu, seul créateur de toutes choses, a voulu en quelque sorte vous associer.

Pour cette raison, il m'a semblé qu'il n'y avait pas de paroles plus appropriées que celles de la Genèse pour commencer la lettre que je vous adresse, à vous auxquels je me sens lié par des expériences qui remontent très loin dans le temps et qui ont marqué ma vie de façon indélébile. Par cet écrit, j'entends emprunter le chemin du dialogue fécond de l'Église avec les artistes qui, en deux mille ans d'histoire, ne s'est jamais interrompu et qui s'annonce encore riche d'avenir au seuil du troisième millénaire.

En réalité, il s'agit d'un dialogue qui non seulement est dû aux circons tances historiques ou à des motifs fonctionnels, mais qui s'enracine aussi bien dans l'essence même de l'expérience religieuse que dans celle de la création artistique. La première page de la Bible nous présente Dieu quasiment comme le modèle exemplaire de toute personne qui crée une œuvre : dans l'homme artisan se reflète son image de Créateur. Cette relation est évoquée avec une évidence particulière dans la langue polonaise, grâce à la proximité lexicale entre les mots stwórca (créateur) et twórca (artisan).

Quelle est la différence entre «créateur» et «artisan» ? Celui qui crée donne l'être même, il tire quelque chose de rien - ex nihilo sui et subiecti, dit- on en latin -, et cela, au sens strict, est une façon de procéder propre au seul Tout-Puissant. À l'inverse, l'artisan utilise quelque chose qui existe déjà et il lui donne forme et signification. Cette façon d'agir est propre à l'homme en tant qu'image de Dieu. Après avoir dit, en effet, que Dieu créa l'homme et la femme «à son image» (cf. Gn 1, 27), la Bible ajoute qu'il leur confia la charge de dominer la terre (cf. Gn 1, 28). Ce fut le dernier jour de la création (cf. Gn 1, 28-31). Les jours précédents, scandant presque le rythme de l'évolution cosmique, le Seigneur avait créé l'univers. À la fin, il créa l'homme, résultat le plus noble de son projet, auquel il soumit le monde visible, comme un immense champ où il pourra exprimer sa capacité inventive.

Dieu a donc appelé l'homme à l'existence en lui transmettant la tâche d'être artisan. Dans la «création artistique», l'homme se révèle plus que jamais «image de Dieu», et il réalise cette tâche avant tout en modelant la merveilleuse «matière» de son humanité, et aussi en exerçant une domination créatrice sur l'univers qui l'entoure. L'Artiste divin, avec une complaisance affectueuse, transmet une étincelle de sa sagesse transcendante à l'artiste humain, l'appelant à partager sa puissance créatrice. Il s'agit évidemment d'une participation qui laisse intacte la distance infinie entre le Créateur et la créature, comme le soulignait le Cardinal Nicolas de Cues : «L'art de créer qu'atteindra une âme bienheureuse n'est point cet art par essence qui est Dieu, mais bien de cet art une communication et une participation(1).

C'est pourquoi plus l'artiste est conscient du «don» qu'il possède, plus il est incité à se regarder lui-même, ainsi que tout le créé, avec des yeux capables de contempler et de remercier, en élevant vers Dieu son hymne de louange. C'est seulement ainsi qu'il peut se comprendre lui-même en profon deur, et comprendre sa vocation et sa mission.

La vocation spéciale de l'artiste

2. Tous ne sont pas appelés à être artistes au sens spécifique du terme. Toutefois, selon l'expression de la Genèse, la tâche d'être artisan de sa propre vie est confiée à tout homme : en un certain sens, il doit en faire une œuvre d'art, un chef-d'œuvre.

Il est important de saisir la distinction, mais aussi le lien, entre ces deux versants de l'activité humaine. La distinction est évidente. Une chose, en effet, est la disposition grâce à laquelle l'être humain est l'auteur de ses propres actes et est responsable de leur valeur morale; autre chose est la disposition par laquelle il est artiste, c'est-à-dire qu'il sait agir selon les exigences de l'art, en accueillant avec fidélité ses principes spécifiques(2). C'est pourquoi l'artiste est capable de produire des objets, mais cela, en soi, ne dit encore rien de ses dispositions morales. Ici, en effet, il ne s'agit pas de se modeler soi-même, de former sa propre personnalité, mais seulement de faire fructifier ses capacités créatives, donnant une forme esthétique aux idées conçues par la pensée.

Mais si la distinction est fondamentale, la relation entre ces deux dispositions, morale et artistique, n'est pas moins importante. Elles se condi tionnent profondément l'une l'autre. En modelant une œuvre, l'artiste s'ex prime de fait lui-même à tel point que sa production constitue un reflet particulier de son être, de ce qu'il est et du comment il est. On en trouve d'innombrables confirmations dans l'histoire de l'humanité. En effet, quand l'artiste façonne un chef-d'œuvre, non seulement il donne vie à son œuvre, mais à travers elle, en un certain sens, il dévoile aussi sa propre personnalité. Dans l'art, il trouve une dimension nouvelle et un extraordinaire moyen d'expression pour sa croissance spirituelle. À travers les œuvres qu'il réalise, l'artiste parle et communique avec les autres. L'histoire de l'art n'est donc pas seulement une histoire des œuvres, elle est aussi une histoire des hommes. Les œuvres d'art parlent de leurs auteurs, elles introduisent à la connaissance du plus profond de leur être et elles révèlent la contribution originale qu'ils ont apportée à l'histoire de la culture.

La vocation artistique au service de la beauté

3. Un poète polonais connu, Cyprian Norwid, écrit : «La beauté est pour susciter l'enthousiasme dans le travail, / le travail est pour renaître(3).

Le thème de la beauté est particulièrement approprié pour un discours sur l'art. Il a déjà affleuré quand j'ai souligné le regard satisfait de Dieu devant la création. En remarquant que ce qu'il avait créé était bon, Dieu vit aussi que c'était beau(4). Le rapport entre bon et beau suscite des réflexions stimulantes. La beauté est en un certain sens l'expression visible du bien, de même que le bien est la condition métaphysique du beau. Les Grecs l'avaient bien compris, eux qui, en fusionnant ensemble les deux concepts, forgèrent une locution qui les comprend toutes les deux : «kalokagathía», c'est-à-dire «beauté-bonté». Platon écrit à ce sujet : «La vertu propre du Bien est venue se réfugier dans la nature du Beau(5).

C'est en vivant et en agissant que l'homme établit ses relations avec l'être, avec la vérité et avec le bien. L'artiste vit une relation particulière avec la beauté. En un sens très juste, on peut dire que la beauté est la vocation à laquelle le Créateur l'a appelé par le don du «talent artistique». Et ce talent aussi est assurément à faire fructifier, dans la logique de la parabole évangélique des talents (cf. Mt 25, 14-30).

Nous touchons ici un point essentiel. Celui qui perçoit en lui-même cette sorte d'étincelle divine qu'est la vocation artistique - de poète, d'écrivain, de peintre, de sculpteur, d'architecte, de musicien, d'acteur... - perçoit en même temps le devoir de ne pas gaspiller ce talent, mais de le développer pour le mettre au service du prochain et de toute l'humanité.

L'artiste et le bien commun

4. La société, en effet, a besoin d'artistes, comme elle a besoin de scienti fiques, de techniciens, d'ouvriers, de personnes de toutes professions, de témoins de la foi, de maîtres, de pères et de mères, qui garantissent la croissance de la personne et le développement de la communauté à travers cette très haute forme de l'art qu'est «l'art de l'éducation». Dans le vaste panorama culturel de chaque nation, les artistes ont leur place spécifique. Lorsque précisément, dans la réalisation d'œuvres vraiment valables et belles, ils obéissent à leur inspiration, non seulement ils enrichissent le patrimoine culturel de chaque nation et de l'humanité entière, mais ils rendent aussi un service social qualifié au profit du bien commun.

Tout en déterminant le cadre de son service, la vocation différente de chaque artiste fait apparaître les devoirs qu'il doit assumer, le dur travail auquel il doit se soumettre, la responsabilité qu'il doit affronter. Un artiste conscient de tout cela sait aussi qu'il doit travailler sans se laisser dominer par la recherche d'une vaine gloire ou par la frénésie d'une popularité facile, et encore moins par le calcul d'un possible profit personnel. Il y a donc une éthique, et même une «spiritualité», du service artistique, qui, à sa manière, contribue à la vie et à la renaissance d'un peuple. C'est justement à cela que semble vouloir faire allusion Cyprian Norwid quand il affirme : «La beauté est pour susciter l'enthousiasme dans le travail, / le travail est pour renaître».

L'art face au mystère du Verbe incarné

5. La Loi de l'Ancien Testament interdit explicitement de représenter Dieu invisible et inexprimable à l'aide d'«une image taillée ou fondue» (Dt 27, 15), car Dieu transcende toute représentation matérielle : «Je suis celui qui est» (Ex 3, 14). Toutefois, le Fils de Dieu en personne s'est rendu visible dans le mystère de l'Incarnation : «Quand vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme» (Ga 4, 4). Dieu s'est fait homme en Jésus Christ, qui est devenu ainsi «le centre par rapport auquel il faut se situer pour pouvoir comprendre l'énigme de l'existence humaine, du monde créé et de Dieu lui- même(6).

Cette manifestation fondamentale du «Dieu-Mystère» constitue un encouragement et un défi pour les chrétiens, entre autres dans le domaine de la création artistique. Il en est sorti une floraison de beauté qui a tiré sa sève précisément de là, du mystère de l'Incarnation. En se faisant homme, en effet, le Fils de Dieu a introduit dans l'histoire de l'humanité toute la richesse évangélique de la vérité et du bien, et, en elle, a révélé aussi une nouvelle dimension de la beauté : le message évangélique en est totalement rempli.

La Sainte Écriture est devenue ainsi une sorte d'«immense vocabulaire» (P. Claudel) et d'«atlas iconographique» (M. Chagall), où la culture et l'art chrétien ont puisé. L'Ancien Testament lui-même, interprété à la lumière du Nouveau, s'est avéré source inépuisable d'inspiration. À partir des récits de la création, du péché, du déluge, du cycle des Patriarches, des événements de l'Exode, jusqu'à tant d'autres épisodes et personnages de l'histoire du salut, le texte biblique a enflammé l'imagination de peintres, de poètes, de musiciens, d'auteurs de théâtre et de cinéma. Une figure comme celle de Job, pour prendre un exemple, avec sa problématique brûlante et toujours actuelle de la souffrance, continue à susciter à la fois l'intérêt philosophique et l'intérêt littéraire et artistique. Et que dire du Nouveau Testament ? De la Nativité au Golgotha, de la Transfiguration à la Résurrection, des miracles aux enseignements du Christ, jusqu'aux événements rapportés par les Actes des Apôtres ou entrevus par l'Apocalypse dans une perspective eschatologique, d'innombrables fois la parole biblique s'est faite image, musique, poésie, évoquant par le langage de l'art le mystère du «Verbe fait chair».

Dans l'histoire de la culture, tout cela constitue un vaste chapitre de foi et de beauté. Ce sont surtout les croyants qui en ont bénéficié pour leur expérience de prière et de vie. Pour beaucoup d'entre eux, en des époques de faible alphabétisation, les expressions imagées de la Bible constituèrent même des moyens catéchétiques concrets(7). Mais pour tous, croyants et non-croyants, les réalisations artistiques inspirées par l'Écriture demeurent un reflet du mystère insondable qui enveloppe et habite le monde.

Entre l'Évangile et l'art, une alliance féconde

6. En effet, chaque intuition artistique authentique va au-delà de ce que perçoivent les sens et, en pénétrant la réalité, elle s'efforce d'en interpréter le mystère caché. Elle jaillit du plus profond de l'âme humaine, là où l'aspiration à donner un sens à sa vie s'accompagne de la perception fugace de la beauté et de la mystérieuse unité des choses. C'est une expérience partagée par tous les artistes que celle de l'écart irrémédiable qui existe entre l'œuvre de leurs mains, quelque réussie qu'elle soit, et la perfection fulgurante de la beauté perçue dans la ferveur du moment créateur : ce qu'ils réussissent à exprimer dans ce qu'ils peignent, ce qu'ils sculptent, ce qu'ils créent, n'est qu'une lueur de la splendeur qui leur a traversé l'esprit pendant quelques instants.

Le croyant ne s'en étonne pas : il sait que s'est ouvert devant lui pour un instant cet abîme de lumière qui a en Dieu sa source originaire. Faut-il s'étonner si l'esprit en reste comme écrasé au point de ne savoir s'exprimer que par des balbutiements ? Nul n'est plus prêt que le véritable artiste à reconnaître ses limites et à faire siennes les paroles de l'Apôtre Paul, selon lequel Dieu «n'habite pas dans des temples faits de mains d'homme», de même que «nous ne devons pas penser que la divinité soit semblable à de l'or, de l'argent ou de la pierre, travaillés par l'art et le génie de l'homme» (Ac 17, 24. 29). Si déjà la réalité profonde des choses se tient toujours «au-delà» des capacités de pénétration humaine, combien plus Dieu dans les profondeurs de son mystère insondable !

La connaissance de foi est d'une tout autre nature : elle suppose une rencontre personnelle avec Dieu en Jésus Christ. Toutefois, cette connaissance peut, elle aussi, tirer avantage de l'intuition artistique. Les œuvres de Fra Angelico, par exemple, sont un modèle éloquent d'une contemplation esthétique qui est sublimée dans la foi. Non moins significative est à ce sujet la lauda extatique, que saint François d'Assise reprend deux fois dans la chartula rédigée après avoir reçu sur le mont de l'Alverne les stigmates du Christ : «Tu es beauté... Tu es beauté !(8). Saint Bonaventure commente : «Il contemplait dans les belles choses le Très Beau et, en suivant les traces imprimées dans les créatures, il poursuivait partout le Bien-Aim(9).

Une approche semblable se rencontre dans la spiritualité orientale, où le Christ est qualifié de «Très Beau en beauté plus que tous les mortels(10). Macaire le Grand commente ainsi la beauté transfigurante et libératrice du Ressuscité : «L'âme qui a été pleinement illuminée par la beauté indicible de la gloire lumineuse du visage du Christ, est remplie du Saint Esprit,... n'est qu'œil, que lumière, que visage(11).

Toute forme authentique d'art est, à sa manière, une voie d'accès à la réalité la plus profonde de l'homme et du monde. Comme telle, elle constitue une approche très valable de l'horizon de la foi, dans laquelle l'existence humaine trouve sa pleine interprétation. Voilà pourquoi la plénitude évangé lique de la vérité ne pouvait pas ne pas susciter dès le commencement l'intérêt des artistes, sensibles par nature à toutes les manifestations de la beauté intime de la réalité.

Les origines

7. L'art que le christianisme rencontra à ses origines était le fruit mûr du monde classique, il en exprimait les canons esthétiques et en même temps il en véhiculait les valeurs. La foi imposait aux chrétiens, dans le domaine de l'art comme dans celui de la vie et de la pensée, un discernement qui ne permettait pas la réception automatique de ce patrimoine. L'art d'inspiration chrétienne commença ainsi en sourdine, étroitement lié au besoin qu'avaient les croyants d'élaborer des signes pour exprimer, à partir de l'Écriture, les mystères de la foi, et en même temps un «code symbolique», à travers lequel ils pourraient se reconnaître et s'identifier, spécialement dans les temps difficiles des persécutions. Qui ne se souvient de ces symboles qui furent aussi les premières esquisses d'un art pictural et plastique ? Le poisson, les pains, le pasteur, évoquaient le mystère en devenant, presque insensiblement, les ébauches d'un art nouveau.

Quand, par l'édit de Constantin, il fut accordé aux chrétiens de s'exprimer en pleine liberté, l'art devint un canal privilégié de manifestation de la foi. En divers lieux commencèrent à fleurir des basiliques majestueuses dans lesquelles les canons architectoniques du paganisme ancien étaient repris et en même temps soumis aux exigences du nouveau culte. Comment ne pas rappeler au moins l'ancienne Basilique Saint-Pierre et celle de Saint Jean de Latran, construites aux frais de Constantin lui-même ? Ou, pour les splendeurs de l'art byzantin, la Haghia Sophía de Constantinople, voulue par Justinien ?

Alors que l'architecture dessinait l'espace sacré, le besoin de contempler le mystère et de le proposer de façon immédiate aux gens simples conduisit progressivement aux premières expressions de l'art pictural et sculptural. En même temps apparurent les premières esquisses d'un art de la parole et du son; et si Augustin, parmi les nombreux thèmes de ses œuvres, incluait un De musica, Hilaire, Ambroise, Prudence, Éphrem le Syrien, Grégoire de Nazianze, Paulin de Nole, pour ne citer que quelques noms, se faisaient les promoteurs d'une poésie chrétienne qui atteint souvent une haute valeur non seulement théologique mais aussi littéraire. Leur programme poétique mettait en relief des formes héritées des classiques, mais il puisait à la pure sève de l'Évangile, comme le déclarait à juste titre le saint poète de Nole : «Notre unique art est la foi et le Christ est notre chant(12). Quelque temps plus tard, Grégoire le Grand, pour sa part, avec la compilation de l'Antiphonarium, posait les prémisses du développement organique de la musique sacrée si originale qui a pris son nom. Par ses modulations inspirées, le chant grégorien deviendra au cours des siècles l'expression mélodique typique de la foi de l'Église durant la célébration liturgique des Mystères sacrés. Le «beau» se conjuguait ainsi avec le «vrai», afin qu'à travers les chemins de l'art les esprits soient transportés de ce qui est sensible à l'éternel.

Les moments difficiles ne manquèrent pas tout au long de ce chemin. Précisément à propos de la représentation du mystère chrétien, la période antique connut une controverse très dure, qui passa dans l'histoire sous le nom de «querelle iconoclaste». Les images sacrées, qui s'étaient largement répandues dans la dévotion populaire, furent l'objet d'une violente contestation. Le Concile célébré à Nicée en 787 fut un événement historique, non seulement du point de vue de la foi mais aussi pour la culture, en décidant la licéité des images et du culte qui les entourent. Pour régler la controverse, les Évêques firent appel à un argument décisif : le mystère de l'Incarnation. Si le Fils de Dieu est entré dans le monde des réalités visibles, en jetant par son humanité un pont entre le visible et l'invisible, il est loisible de penser, de manière analogue, qu'une représentation du mystère peut être employée, dans la logique des signes, comme une évocation sensible du mystère. L'icône n'est pas vénérée pour elle-même, mais elle renvoie au sujet qu'elle représente(13).

Le Moyen Âge

8. On fut témoin, au cours des siècles suivants, d'un grand développement de l'art chrétien. En Orient, l'art de l'icône continua à fleurir. Cet art reste lié à des canons théologiques et esthétiques précis, et il est sous-tendu par la conviction que, en un certain sens, l'icône est un sacrement: en effet, d'une manière analogue à ce qui se réalise dans les sacrements, elle rend présent le mystère de l'Incarnation dans l'un ou l'autre de ses aspects. C'est précisément pour cela que la beauté de l'icône peut surtout être appréciée à l'intérieur d'une église avec les lampes qui brûlent et jettent dans la pénombre d'infinis reflets de lumière. Pavel Florenski écrit à ce propos: «L'or, barbare, lourd, futile dans l'éclat du plein jour, se ravive sous la lueur vacillante d'une lampe ou d'une bougie, car il brille alors de myriades d'étincelles qui jettent leurs feux ici ou là et font pressentir d'autres lumières, non terrestres, qui remplissent l'espace céleste» (14).

En Occident, les artistes partent de points de vue extrêmement variés, en fonction des convictions de fond présentes dans le milieu culturel de leur temps. Le patrimoine artistique s'est enrichi au cours des siècles et compte une abondante éclosion d'œuvres d'art sacré qui témoignent d'une haute inspiration et remplissent d'admiration même l'observateur d'aujourd'hui. Les grands édifices du culte demeurent au premier plan; leur caractère fonctionnel se marie toujours au génie, et celui-ci se laisse inspirer par le sens de la beauté et l'intuition du mystère. Il en est résulté des styles bien connus dans l'histoire de l'art. La force et la simplicité de l'art roman, exprimées dans les cathédrales et les abbayes, se développeront graduellement, donnant les formes élancées et les splendeurs du gothique. Derrière ces formes, il n'y a pas seulement le génie d'un artiste, mais l'âme d'un peuple. Dans les jeux d'ombre et de lumière, dans les formes tour à tour puissantes et élancées, interviennent, certes, des considérations de technique structurale, mais aussi des tensions propres à l'expérience de Dieu, mystère qui suscite «crainte» et «fascination». Comment résumer en quelques traits, et pour les diverses formes de l'art, la puissance créatrice des longs siècles du Moyen Âge chrétien ? Une culture entière, tout en restant dans les limites toujours présentes de l'humain, s'était imprégnée de l'Évangile et, là où la pensée théologique aboutissait à la Somme de saint Thomas, l'art des églises poussait la matière à se plier à une attitude d'adoration du mystère, tandis qu'un poète admirable comme Dante Alighieri pouvait composer «le poème sacré, / où le ciel et la terre ont mis la main(15), ainsi qu'il qualifiait lui-même la Divine Comédie.

Humanisme et Renaissance

9. L'heureux climat culturel d'où a germé l'extraordinaire floraison artistique de l'Humanisme et de la Renaissance a eu également une influence significative sur la manière dont les artistes de cette période ont abordé les thèmes religieux. Bien évidemment, leur inspiration est tout aussi variée que leurs styles, du moins en ce qui concerne les plus grands d'entre eux. Mais il n'est pas dans mes intentions de vous rappeler ces choses que vous, artistes, connaissez bien. Je voudrais plutôt, vous écrivant du Palais apostolique, véritable écrin de chefs-d'œuvre peut-être unique au monde, me faire l'interprète des grands artistes qui ont déployé ici les richesses de leur génie, souvent pétri d'une grande profondeur spirituelle. D'ici, parle Michel-Ange, qui, dans la Chapelle Sixtine, a pour ainsi dire recueilli tout le drame et le mystère du monde, depuis la Création jusqu'au Jugement dernier, donnant un visage à Dieu le Père, au Christ Juge, à l'homme qui chemine péniblement depuis les origines jusqu'au terme de l'histoire. D'ici, parle le génie délicat et profond de Raphaël, montrant, à travers la variété de ses peintures, et spécialement dans la «Controverse» qui se trouve dans la salle de la Signature, le mystère de la révélation du Dieu Trinitaire, qui, dans l'Eucharistie, se fait le compagnon de l'homme et projette sa lumière sur les questions et les attentes de l'intelligence humaine. D'ici, de la majestueuse Basilique consacrée au Prince des Apôtres, de la colonnade qui se détache d'elle comme deux bras ouverts pour accueillir l'humanité, parlent encore un Bramante, un Bernin, un Borromini, un Maderno, pour ne citer que les plus grands; ils donnent, à travers les formes plastiques, le sens du mystère qui fait de l'Église une communauté universelle, accueillante, une mère et une compagne de voyage pour tout homme qui cherche Dieu.

Dans cet ensemble extraordinaire, l'art sacré a trouvé une expression d'une exceptionnelle puissance, atteignant des sommets d'une impérissable valeur tout autant esthétique que religieuse. Ce qui le caractérise toujours davantage, sous l'impulsion de l'Humanisme et la Renaissance, puis des tendances de la culture et de la science qui ont suivi, c'est un intérêt croissant pour l'homme, pour le monde, pour la réalité de l'histoire. En elle-même, cette attention n'est en aucune manière un danger pour la foi chrétienne, centrée sur le mystère de l'Incarnation et donc sur la valorisation de l'homme par Dieu. Les grands artistes que je viens de citer nous le montrent bien. Qu'il suffise de penser comment Michel-Ange, dans ses peintures et ses sculptures, exprime la beauté du corps humain(16).

En outre, même dans le nouveau climat de ces derniers siècles, où une partie de la société semble devenue indifférente à la foi, l'art religieux n'a jamais interrompu son élan. Cette constatation se confirme si, des arts figuratifs, nous en venons à considérer le grand développement qu'a connu, dans le même laps de temps, la musique sacrée, composée pour répondre aux exigences de la liturgie ou liée seulement à des thèmes religieux. En dehors de tant d'artistes qui se sont très largement consacrés à la musique sacrée - comment ne pas mentionner au moins un Pier Luigi da Palestrina, un Roland de Lassus, un Tomás Luis de Victoria ? -, on sait que beaucoup de grands compositeurs - de Händel à Bach, de Mozart à Schubert, de Beethoven à Berlioz, de Listz à Verdi - nous ont donné des œuvres d'une très grande inspiration dans ce domaine.

Vers un renouveau du dialogue

10. Il est vrai cependant que, dans la période des temps modernes, parallè lement à cet humanisme chrétien qui a continué à être porteur d'expressions culturelles et artistiques de valeur, s'est progressivement développée une forme d'humanisme caractérisée par l'absence de Dieu et souvent par une opposition à Lui. Ce climat a entraîné parfois une certaine séparation entre le monde de l'art et celui de la foi, tout au moins en ce sens que de nombreux artistes n'ont plus eu le même intérêt pour les thèmes religieux.

Vous savez toutefois que l'Église n'a jamais cessé de nourrir une grande estime pour l'art en tant que tel. En effet, même au-delà de ses expressions les plus typiquement religieuses, l'art, quand il est authentique, a une profonde affinité avec le monde de la foi, à tel point que, même lorsque la culture s'éloigne considérablement de l'Église, il continue à constituer une sorte de pont jeté vers l'expérience religieuse. Parce qu'il est recherche de la beauté, fruit d'une imagination qui va au-delà du quotidien, l'art est, par nature, une sorte d'appel au Mystère. Même lorsqu'il scrute les plus obscures profondeurs de l'âme ou les plus bouleversants aspects du mal, l'artiste se fait en quelque sorte la voix de l'attente universelle d'une rédemption.

On comprend donc pourquoi l'Église tient particulièrement au dialogue avec l'art et pourquoi elle désire que s'accomplisse, à notre époque, une nouvelle alliance avec les artistes, comme le souhaitait mon vénéré prédéces seur Paul VI dans le vibrant discours qu'il adressait aux artistes lors de la rencontre spéciale du 7 mai 1964 dans la Chapelle Sixtine(17). L'Église souhaite qu'une telle collaboration suscite une nouvelle «épiphanie» de la beauté en notre temps et apporte des réponses appropriées aux exigences de la commu nauté chrétienne.

Dans l'esprit du Concile Vatican II

11. Le Concile Vatican II a jeté les bases de relations renouvelées entre l'Église et la culture, avec des conséquences immédiates pour le monde de l'art. Il s'agit de relations marquées par l'amitié, l'ouverture et le dialogue. Dans la constitution pastorale Gaudium et spes, les Pères conciliaires ont souligné «la grande importance» de la littérature et des arts dans la vie de l'homme: «Ils s'efforcent en effet de comprendre le caractère propre de l'homme, ses problèmes, son expérience dans ses tentatives pour se connaître et se perfectionner lui-même, pour connaître et perfectionner le monde; ils s'appliquent à mieux saisir sa place dans l'histoire et dans l'univers, à mettre en lumière les misères et les joies, les besoins et les forces de l'homme, et à présenter l'esquisse d'une destinée humaine meilleure(18).

En partant de ces bases, les Pères conciliaires ont, à la clôture des travaux, salué les artistes en leur lançant un appel en ces termes : «Ce monde dans lequel nous vivons a besoin de beauté pour ne pas sombrer dans la désespérance. La beauté, comme la vérité, c'est ce qui met la joie au cœur des hommes, c'est ce fruit précieux qui résiste à l'usure du temps, qui unit les générations et les fait communiquer dans l'admiration(19). C'est précisément dans cet esprit de profonde estime pour la beauté que la constitution Sacrosanctum Concilium sur la liturgie avait rappelé la longue amitié de l'Église pour l'art. Et, en parlant plus spécifiquement de l'art sacré, «sommet» de l'art religieux, ce document n'avait pas hésité à considérer comme un «noble ministère» le travail des artistes quand leurs œuvres sont capables de refléter, en quelque sorte, l'infinie beauté de Dieu et d'orienter l'esprit de tous vers Lui(20). Grâce aussi à leur apport, «la connaissance de Dieu se manifeste mieux, et la prédication de l'Évangile devient plus facile à saisir par l'intelligence des hommes(21). À la lumière de ce qui vient d'être dit, l'affirmation du P. Marie-Dominique Chenu ne nous surprend pas, lui qui considère que l'historien de la théologie ferait œuvre incomplète s'il n'accordait pas l'attention qui leur est due aux réalisations artistiques - qu'elles soient littéraires ou plastiques -, qui constituent, à leur manière, «non seulement des illustrations esthétiques, mais de véritables “lieux” théologiques(22).

L'Église a besoin de l'art

12. Pour transmettre le message que le Christ lui a confié, l'Église a besoin de l'art. Elle doit en effet rendre perceptible et même, autant que possible, fascinant le monde de l'esprit, de l'invisible, de Dieu. Elle doit donc traduire en formules significatives ce qui, en soi, est ineffable. Or, l'art a une capacité qui lui est tout à fait propre de saisir l'un ou l'autre aspect du message et de le traduire en couleurs, en formes ou en sons qui renforcent l'intuition de celui qui regarde ou qui écoute. Et cela, sans priver le message lui-même de sa valeur transcendantale ni de son auréole de mystère.

L'Église a besoin, en particulier, de ceux qui sont en mesure de réaliser tout cela sur le plan littéraire et figuratif, en utilisant les infinies possibilités des images et de leur valeur symbolique. Dans sa prédication, le Christ lui- même a fait largement appel aux images, en pleine harmonie avec le choix de devenir lui-même, par l'Incarnation, icône du Dieu invisible.

Mais l'Église a également besoin des musiciens. Combien de composi tions sacrées ont été élaborées, au cours des siècles, par des personnes profondément imprégnées du sens du mystère! D'innombrables croyants ont alimenté leur foi grâce aux mélodies qui ont jailli du cœur d'autres croyants et sont devenues partie intégrante de la liturgie, ou du moins concourent de manière remarquable à sa digne célébration. Par le chant, la foi est expéri mentée comme un cri éclatant de joie et d'amour, une attente confiante de l'intervention salvifique de Dieu.

L'Église a besoin d'architectes, parce qu'il lui faut des espaces pour rassembler le peuple chrétien et pour célébrer les mystères du salut. Après les terribles destructions de la dernière guerre mondiale et avec la croissance des métropoles, une nouvelle génération d'architectes s'est formée autour des nécessités du culte chrétien, prouvant ainsi la puissance d'inspiration du thème religieux même au regard des canons architecturaux de notre temps. Souvent, en effet, on a construit des églises qui sont des lieux de prière et, en même temps, d'authentiques œuvres d'art.

L'art a-t-il besoin de l'Église ?

13. Ainsi donc, l'Église a besoin de l'art. Mais peut-on dire que l'art a besoin de l'Église ? La question peut paraître provocante. En réalité, si on l'entend dans son juste sens, elle est légitime et profonde. L'artiste est toujours à la recherche du sens profond des choses, son ardent désir est de parvenir à exprimer le monde de l'ineffable. Comment ne pas voir alors quelle grande source d'inspiration peut être pour lui cette sorte de patrie de l'âme qu'est la religion ? N'est ce pas dans le cadre religieux que se posent les questions personnelles les plus importantes et que se cherchent les réponses existentielles définitives ?

De fait, le religieux est l'un des sujets les plus traités par les artistes de toutes les époques. L'Église a toujours fait appel à leur capacité créatrice pour interpréter le message évangélique et son application concrète dans la vie de la communauté chrétienne. Cette collaboration a été source d'enrichissement spirituel réciproque. En définitive, elle en a retiré comme profit la compréhension de l'homme, de son image authentique, de sa vérité. Cela fait apparaître aussi le lien particulier qui existe entre l'art et la révélation chré tienne. Ce qui ne veut pas dire que le génie humain n'a pas trouvé également des inspirations stimulantes dans d'autres contextes religieux. Il suffit de rappeler l'art antique, spécialement grec et romain; et celui encore florissant des plus anciennes civilisations de l'Orient. Cependant, il reste vrai que le christianisme, en vertu du dogme central de l'incarnation du Verbe de Dieu, offre à l'artiste un univers particulièrement riche de motifs d'inspiration. Quel appauvrissement serait pour l'art l'abandon de la source inépuisable de l'Évangile !

Appel aux artistes

14. Par cette lettre, je m'adresse à vous, artistes du monde entier, pour vous confirmer mon estime et pour contribuer à développer à nouveau une coopé ration plus profitable entre l'art et l'Église. Je vous invite à redécouvrir la profondeur de la dimension spirituelle et religieuse qui en tout temps a caractérisé l'art dans ses plus nobles expressions. C'est dans cette perspective que je fais appel à vous, artistes de la parole écrite et orale, du théâtre et de la musique, des arts plastiques et des technologies de communication les plus modernes. Je fais spécialement appel à vous, artistes chrétiens : à chacun, je voudrais rappeler que l'alliance établie depuis toujours entre l'Évangile et l'art implique, au-delà des nécessités fonctionnelles, l'invitation à pénétrer avec une intuition créatrice dans le mystère du Dieu incarné, et en même temps dans le mystère de l'homme.

Aucun être humain, en un sens, ne se connaît lui-même. Non seulement Jésus Christ révèle Dieu, mais il «manifeste pleinement l'homme à lui- même(23). Dans le Christ, Dieu s'est réconcilié le monde. Tous les croyants sont appelés à rendre ce témoignage; mais il vous appartient, à vous hommes et femmes qui avez consacré votre vie à l'art, de dire avec la richesse de votre génie que, dans le Christ, le monde est racheté : l'homme est racheté, le corps humain est racheté, la création entière est rachetée, elle dont saint Paul a écrit qu'elle «attend avec impatience la révélation des fils de Dieu» (Rm 8, 19). Elle attend la révélation des fils de Dieu même à travers l'art et dans l'art. Telle est votre tâche. Au contact des œuvres d'art, l'humanité de tous les temps - celle d'aujourd'hui également - attend d'être éclairée sur son chemin et sur son destin.

Esprit créateur et inspiration artistique

15. Dans l'Église retentit souvent l'invocation à l'Esprit Saint : Veni, Creator Spiritus... - «Viens, Esprit Créateur, / visite l'âme de tes fidèles / emplis de la grâce d'en haut / les cœurs que tu as créés(24).

L'Esprit Saint, «le Souffle» (ruah), est Celui auquel fait déjà allusion le Livre de la Genèse : «La terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme et le souffle de Dieu agitait la surface des eaux» (Gn 1, 2). Et il existe une telle affinité entre les mots «souffle - expiration» et «inspiration» ! L'Esprit est le mystérieux artiste de l'univers. Dans la perspective du troisième millénaire, je voudrais souhaiter à tous les artistes de pouvoir recevoir en abondance le don des inspirations créatrices dans lesquelles s'enracine toute œuvre d'art authentique.

Chers artistes, vous le savez bien, nombreuses sont les stimulations, intérieures et extérieures, qui peuvent inspirer votre talent. Cependant, toute inspiration authentique renferme en elle-même quelque frémissement de ce «souffle» dont l'Esprit créateur remplissait dès les origines l'œuvre de la création. En présidant aux mystérieuses lois qui régissent l'univers, le souffle divin de l'Esprit créateur vient à la rencontre du génie de l'homme et stimule sa capacité créatrice. Il le rejoint par une sorte d'illumination intérieure, qui unit l'orientation vers le bien et vers le beau, et qui réveille en lui les énergies de l'esprit et du cœur, le rendant apte à concevoir l'idée et à la mettre en forme dans une œuvre d'art. On parle alors à juste titre, même si c'est de manière analogique, de «moments de grâce», car l'être humain a la possibilité de faire une certaine expérience de l'Absolu qui le transcende.

La «Beauté» qui sauve

16. Au seuil du troisième millénaire, je vous souhaite à tous, chers artistes, d'être touchés par ces inspirations créatrices avec une intensité particulière. Puisse la beauté que vous transmettrez aux générations de demain être telle qu'elle suscite en elles l'émerveillement ! Devant le caractère sacré de la vie et de l'être humain, devant les merveilles de l'univers, l'unique attitude adéquate est celle de l'émerveillement.

De cet émerveillement pourra surgir l'enthousiasme dont parle Norwid dans la poésie à laquelle je me référais au début. Les hommes d'aujourd'hui et de demain ont besoin de cet enthousiasme pour affronter et dépasser les défis cruciaux qui pointent à l'horizon. Grâce à lui, l'humanité, après chaque défaillance, pourra encore se relever et reprendre son chemin. C'est en ce sens que l'on a dit avec une intuition profonde que «la beauté sauvera le monde(25).

La beauté est la clé du mystère et elle renvoie à la transcendance. Elle est une invitation à savourer la vie et à rêver de l'avenir. C'est pourquoi la beauté des choses créées ne peut satisfaire, et elle suscite cette secrète nostalgie de Dieu qu'un amoureux du beau comme saint Augustin a su interpréter par des mots sans pareil : «Bien tard, je t'ai aimée, ô Beauté si ancienne et si neuve, bien tard, je t'ai aimée !(26).

Puissent vos multiples chemins, artistes du monde, vous conduire tous à l'Océan infini de beauté où l'émerveillement devient admiration, ivresse, joie indicible !

Puissiez-vous être orientés et inspirés par le mystère du Christ ressuscité, que l'Église contemple joyeusement ces jours-ci !

Et que la Vierge Sainte, la «toute belle», vous accompagne, elle que d'innombrables artistes ont représentée et que le célèbre Dante contemple dans les splendeurs du Paradis comme «beauté, qui réjouissait les yeux de tous les autres saints(27) !

«Du chaos surgit le monde de l'esprit». Partant des mots qu'Adam Mickiewicz écrivait dans une période particulièrement tourmentée pour la patrie polonaise(28), je formule un souhait pour vous : que votre art contribue à l'affermissement d'une beauté authentique qui, comme un reflet de l'Esprit de Dieu, transfigure la matière, ouvrant les esprits au sens de l'éternité !

Avec mes vœux les plus cordiaux !

Du Vatican, le 4 avril 1999, en la Résurrection du Seigneur.

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(1)»

(2) Les vertus morales, et parmi elles en particulier la prudence, permettent au sujet d'agir en harmonie avec le critère du bien et du mal moral, selon la recta ratio agibilium (le juste critère des comportements). L'art, au contraire, est défini en

(3)»

(4) La traduction grecque des Septante a bien exprimé cet aspect, en

(5)»

(6)» Jean-Paul II, Encycl. Fides et ratio (14 septembre 1998), n.

(7) Ce principe pédagogique a été énoncé avec autorité par saint Grégoire le Grand dans une lettre de 599 à l'Évêque de Marseille Sereno : "La peinture est utilisée dans les églises parce que les analphabètes, au moins en regardant sur les murs, lisent ce qu'ils ne sont pas capables de déchiffre

(8)»

(9)»

(10)»

(11)»

(12)»

(13) Cf. Jean-Paul II, Lettre apost. Duodecimum sæculum (4 décembre 1987), nn. 8-9: AAS

(15)»

(16) Cf. Jean-Paul II, Homélie de la messe célébrée à la fin de la restauration des fresques de Michel-Ange dans la Chapelle

(18)»

(19)» Message aux artistes (8 décembre 1965

(21)» Conc. œcum. Vat. II, Co

(22)» La

(23)»

(24)»

(25)»

(26)» «Sero te amavi ! Pulchritudo tam antiquam et tam nova, sero te amavi !»,

(27)»

(28) Od

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Le rôle d'une commission diocésaine d'art sacré

LES COMMISSIONS DIOCÉSAINES D'ART SACRÉ

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Préface : LES STATUTS D'UNE COMMISSION DIOCÉSAINE D'ART SACRÉ

Après une longue élaboration, qui a duré plus de quatre ans, le Comité national d'art sacré, mandaté par la Commission Épiscopale de Liturgie et Pastorale Sacramentelle, propose à chaque diocèse le texte relatif à la constitution d'une C.d.a.s, comme un modèle de statuts, qui puissent être promulgués par l'évêque, afin de servir de référence aux prêtres et aux fidèles et de favoriser les relations avec les architectes, les administrations et les pouvoirs publics.

Ce travail minutieux doit beaucoup aux PP. Gabriel Rousseau, de Tours, et Lucien Ray, d'Autun.

La complexité des problèmes, en particulier celui d'une Loi de Séparation qui reconnaît comme "affectataire" d'un lieu de culte, non l'évêque mais le curé, a nécessité le recours à des spécialistes, à des juristes. Sur quels principes de droit peut-on appuyer l'action des C.d.a.s. sinon sur ceux du droit public en matière d'exercice du culte ? La présente rédaction s'appuie sur le droit public qui donne à l'évêque autorité et qui " laisse les édifices affectés à l'exercice du culte à la disposition des fidèles et des ministres du culte pour la pratique de leur religion " (article 5, Loi du 2 janvier 1907). L'article 2 de la Loi de 1905 précise que l'affectataire est celui qui est nommé régulièrement nommé par l'évêque.

Les C.d.a.s. sont constituées sous des formes assez diverses. À toutes cependant, la pratique habituelle pose deux questions qui appellent clarification et précisions :

1. Quelle est l'autorité de la C.d.a.s. à l'intérieur de l'Église, dans le diocèse, auprès des prêtres, des fidèles ?

2. Comment peut-elle se situer par rapport aux autorités civiles des pouvoirs publics (collectivités publiques propriétaires, organismes officiels : Monuments Historiques, Commissions Départementales des A.O.A., Architectes des Bâtiments de France, etc.), dans le cadre de la Loi de Séparation de l'Église et de l'État ?

A ces questions, certains souhaitent faire de la C.d.a.s. une association déclarée selon la loi de 1901. Ce n'est pas acceptable, car ce serait un transfert de droit : il n'y a pas en France d'autre association cultuelle que l'association diocésaine.

Pour asseoir l'autorité de la C.d.a.s., on a cherché à la présenter comme un organisme qui dispose de l'autorité déléguée de l'évêque, ce qui assure à la fois son autorité à l'intérieur des structures d'Église et sa légitimité d'ordre public dans le fait de sa constitution ecclésiastique, pour qu'elle puisse dialoguer avec tous les représentants des organismes officiels, dans le cadre de la jurisprudence constante depuis la Loi du 9 décembre 1905.

Ces statuts présentent donc la C.d.a.s. comme une commission pastorale que seule l'autorité de l'évêque peut ériger, car il est le seul responsable de l'organisation du culte catholique dans son diocèse. Elle reçoit d'abord une mission ecclésiale. Elle n'est pas un cénacle d'artistes ou de conservateurs.

Son caractère pastoral la situe au même rang de responsabilité que les Commissions de Liturgie et de Musique Sacrée, avec lesquelles elle devra normalement s'articuler et collaborer.

L'évêque étant reconnu par la jurisprudence comme le chef des affectataires, la C.d.a.s. devient l'interlocuteur normal pour toutes les négociations qui ont trait à l'aménagement des lieux de culte ou à leur construction : parce qu'elle a reçu mission de l'évêque, elle collabore avec le curé de la paroisse et avec les fidèles de la communauté unis à leur évêque.

Ce modèle de rédaction de Statuts est donc un précieux service que le Comité national d'art sacré rend aux diocèses. Les C.d.a.s. ayant pour mission de veiller à l'entretien du patrimoine culturel et à l'organisation, la construction, l'aménagement, la conservation et la restauration des lieux de culte, trouveront là un encouragement en même temps qu'une sécurité, pour servir la pastorale liturgique et le culte du Peuple de Dieu, dans une garantie de conformité aux principes du Droit français et du Droit canonique.

Monseigneur Paul CARRIÈRE,

         crosse_20mgr_20trehiou_20_rene_20desury_201929__1_

Évêque de Laval,
Membre de la Commission Épiscopale
de Liturgie et Pastorale Sacramentelle.

________________________________________________________________________________________

TEXTE RELATIF À LA CONSTITUTION DES COMMISSIONS DIOCÉSAINES D'ART SACRÉ

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* PRÉAMBULE

Il appartient à l'évêque de veiller à ce que soient observées dans la construction ou la réfection des églises " les normes par la tradition chrétienne ainsi que les lois de l'art sacré " (Canon 1164, §1).

Le droit canonique prévoit que l'évêque fasse appel aux gens qualifiés pour la mise en pratique de cette prescription du canon 1164, §1.

La constitution sur la Sainte Liturgie du Concile Vatican II demande explicitement la création d'un organisme propre à remplir cet office.

"Outre la Commission de Liturgie, on établira aussi dans chaque diocèse, autant que possible, des Commissions de musique sacrée et d'art sacré" (Lit. n° 46).

A cet effet est constituée dans le diocèse de X... une Commission diocésaine d'art sacré.

1 - COMPOSITION DE LA COMMISSION

ART. 1. - La Commission diocésaine d'art sacré est un organisme de gouvernement pastoral du diocèse, propre à l'Église catholique.

Elle relève directement de l'autorité de l'évêque, seul membre de droit, qui nomme tous les autres membres de la Commission.

ART. 2. - La Commission diocésaine d'art sacré se compose de : - un délégué de l'évêque auprès de la Commission, chargé d'en organiser le travail ;

- le responsable du temporel ou un délégué ;

- le responsable de la Commission de pastorale liturgique et sacramentelle, ou à son défaut un autre membre de cette Commission ;

- des conseillers artistiques et techniques ;

- des correspondants locaux peuvent être désignés en fonction des situations et de la structure du diocèse.

ART. 3. - Les membres de la Commission sont choisis parmi les prêtres et les laïcs, en fonction de leur compétence dans les domaines précités à l'art. 2. Ils sont nommés pour un temps déterminé, éventuellement renouvelable.

Afin de laisser à chacun des membres de la C.d.a.s. entière liberté d'expression et de décision dans les domaines où ils exercent des responsabilités au plan civil, il est précisé que nul n'est appelé à faire partie d'une C.d.a.s. au titre de la fonction qu'il peut exercer dans une administration ou un service public.

2- RÔLE DE LA COMMISSION

ART. 4. - Ayant reçu mission de l'évêque du diocèse, la Commission d'art sacré a pour rôle de veiller à l'aménagement des lieux de culte en application des normes liturgiques promulguées par la hiérarchie de l'Église catholique, de promouvoir la création artistique, et favoriser la formation des fidèles et du clergé dans le domaine de l'art sacré (Lit. 123, 124, 129, 127).

ART. 5. - Dans le cadre de cette mission, la Commission a autorité pour intervenir dans tout aménagement, transformation, décoration d'un lieu de culte affecté au culte catholique.

ART. 6. - Son rôle s'exerce particulièrement pour tout projet de construction d'un édifice cultuel nouveau : église, chapelle, relais paroissial, etc.

Elle intervient, en ce cas, au stade du projet comme à celui du déroulement des travaux, en collaboration avec le maître d'œuvre et le maître d'ouvrage.

Elle est obligatoirement consultée pour toute modification qui interviendrait en cours de réalisation.

ART. 7. - La Commission diocésaine d'art sacré reçoit mission de veiller à la conservation du patrimoine artistique appartenant à l'Église catholique quel que soit le propriétaire légal : Association Diocésaine, Syndicat des Ministres du Culte, Société Civile Immobilière, Associations, etc.

Il lui revient d'en dresser l'inventaire et d'en faire assurer la conservation. Si cela s'avère nécessaire, elle devra créer, à cet effet, un dépôt ou musée diocésain qui sera organisé et géré sous la responsabilité de l'Association diocésaine.

ART. 8. - La Commission diocésaine d'art sacré intervient, en tant que déléguée de l'évêque, auprès des prêtres et des fidèles affectataires des lieux de culte pour la conservation, la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine artistique contenu dans les édifices cultuels "laissés à la disposition du culte catholique".

Elle ne peut toutefois se substituer au propriétaire légal pour prendre les mesures de sauvegarde nécessaire.

Au cas où après accord avec les autorités responsables, la Commission serait autorisée à retirer un objet d'art pour le confier au musée diocésain d'art religieux, elle devra vérifier que les procédures de dépôt ou de transfert prévues par la loi ont bien été observées.

ART. 9. - La Commission diocésaine d'art sacré a également compétence pour mettre à la disposition des prêtres et des fidèles les moyens de formation pour l'aménagement, l'entretien, la restauration des édifices, et la conservation des objets d'art.

Elle accomplit cette tâche par l'organisation de conférences, d'expositions, d'aménagements, de musées d'art religieux.

Elle porte un soin particulier à faire participer les fidèles aux projets de transformation, d'aménagement et de décoration d'un édifice, au moment où elle est saisie de ce projet.

3- FONCTIONNEMENT DE LA COMMISSION

ART. 10. - Pour remplir sa mission de conseiller technique en matière de Pastorale liturgique, la Commission diocésaine d'art sacré doit demeurer en rapport avec les responsables locaux de la Pastorale, la Commission de musique liturgique et les organismes de gestion du diocèse.

Elle travaille en liaison avec le responsable régional d'art sacré et par lui avec le Comité national d'art sacré.

ART. 11. - Tout projet de construction, d'aménagements, de restauration, fait l'objet d'une demande adressée à la C.d.a.s. par le responsable du lieu de culte.

Cette demande est présentée avec tous les éléments nécessaires à la connaissance du projet.

ART. 12. - Le responsable de la Commission organise une visite sur place pour examen du projet et concertation avec les prêtres et les fidèles.

La Commission établit un rapport de visite dont un exemplaire sera remis au propriétaire et un à l'affectataire usager de l'édifice cultuel. Un exemplaire est conservé aux archives de la Commission.

ART. 13. - Dans le cas où l'édifice est propriété de l'Église (ses associations ou autres), les travaux seront réalisés avec l'accord du propriétaire légal, dûment informé de l'ensemble du dossier.

Pour les travaux de gros œuvre - clos, couvert - ou d'agrandissement, le propriétaire légal est maître d'ouvrage et prend toutes les responsabilités légales en la matière.

ART. 14. - Si l'édifice est propriété de la commune, de l'État ou de tout propriétaire autre que l'Église catholique, la Commission prend contact avec les autorités responsables, en raison de la mission reçue de l'évêque.

Elle a compétence pour veiller à ce que les dispositions légales en ce qui concerne l'usage des églises laissées au culte catholique soient bien observées. Elle porte une attention particulière au respect des compétences et responsabilités propres des affectataires et des propriétaires d'édifices cultuels.

ART. 15. - En présence d'édifices ou d'objets d'art classés ou inscrits à l'Inventaire supplémentaire, la Commission a compétence, en relation avec le curé ou desservant et les fidèles, pour prendre contact avec les administrations civiles concernées.

Elle organise les concertations indispensables, notamment avec les affectataires.

En cas de désaccord, la Commission en tant que déléguée de l'évêque peut intervenir auprès de l'autorité responsable en la matière.

ART. 16. - La Commission entretient des relations ordinaires avec les services des Monuments Historiques et de la Conservation, pour une collaboration active dans la sauvegarde du patrimoine.

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Assemblée plénière de l'Épiscopat
le 3 novembre 1981.

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Découverte de Goudji, sculpteur, orfèvre

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Goudji est né en Géorgie en 1941.



Il étudie à l'Académie des Beaux-Arts de Tbilissi, en section sculpture, de 1958 à 1962
Parmi des professeurs de grand talent, Choukhaeiev, peintre russe de l'Ecole de Paris dans la France des années vingt-trente, lui enseigne le dessin. En 1964, Goudji s'établit à Moscou. Il y devient le plus jeune membre jamais admis de l'Union des Artistes de l'URSS à l'âge de 23 ans.
En 1969, il épouse Katherine Barsacq, fille du célèbre metteur en scène et directeur du Théâtre de l'Atelier à Paris et petite nièce de Léon Bakst, décorateur de Diaghilev et de ses Ballets russes.
Dès lors, les autorités lui refusent tout travail.
Après cinq années de démarches incessantes et l'intervention personnelle du Président de la République Georges Pompidou,
il parvient à quitter, pour la première fois de sa vie et à jamais, l'URSS en 1974. Il s'installe à Paris
où il peut enfin réaliser son oeuvre.


" Je suis né à Paris, à l'âge de 33 ans ! ".


C'est à Montmartre que notre sculpteur s'attaque aux métaux précieux - formellement interdits dans son pays d'origine - selon une technique très personnelle qu'il s'invente au fil des ans. Il forge ses outils lui-même au fur et à mesure de ses besoins et donne forme à ses créations " au marteau, à partir d'une simple feuille de métal ". Car par la volonté farouche de Goudji, chacune
de ses créations doit être unique, non reproduisible ,
et doit sortir de ses propres mains.

" Qu'importe la technique, seule la créativité compte "

Dans sa préface consacrée à Goudji, François MATHEY,

conservateur en chef du Musée des Arts Décoratifs
de Paris, cite l'Abbé Suger de
Saint Denis :
" Opus superabat materiam "

"l'oeuvre vaut mieux que le coût de l'or"


J. M. Lhôte dira : dans ses " Ecrits ", François Mathey ose parler de la beauté seulement à deux ou trois reprises ; c'est le cas de Goudji : " On n'osait plus y croire : le goût du beau aurait'il encore un sens ? "

EXPOSITIONS EN FRANCE ET A l'ETRANGER

Dès son établissement en France, nombreuses
expositions de groupe dans des galeries d'art et
dans des musées, en France, comme à l'étranger.

PREMIERES EXPOSITIONS DANS LES MUSEES

1977 Artiste/Artisan?! - Musée des Arts Décoratifs -
Conservateur en Chef, François Mathey - Paris
80/81 Les Métiers de l'Art - Musée des Arts Décoratifs
Conservateur en Chef, François Mathey - Paris
1981 Franzosisches Kunsthandwerke Heute -
Kunstgewerbe Museum - Cologne RFA
1984 Jewelry International -
American Craft Museum - New-York - USA
1984 Sur Invitation - Musée des Arts Décoratifs -
Conservateur en Chef, François
Mathey - Paris
1985 La ruée vers l'Art - Musée Paul Valéry - Sète
1986 Métiers d'Art français contemporains -
Hôtel de la Monnaie de Paris
1986 "6 siècles d'art contemporain à la
chartreuse" Villeneuve Les Avignon
1989 De main de Maître, les Maîtres de demain-
Seibu Yuraku-cho Art Forum -Tokyo
1990 Fonds d'Art Contemporain dans le Gard -
Musée du Colombier - Alès
1990 l'europe des Métiers d'Art -
Palais des Papes - Avignon
94/95 "A New Century in European Design"
à travers sept musées au Japon sous l'égide de
M. Toyojiro Hida, Conservateur en Chef du
Musée d'Art Moderne de Tokyo - Japon
03/04 "Etre ou ne pas être, Peintres ou sculpteurs ? les bijoux des plus grands "- Musée de l'Orfèvrerie de la Communauté Wallonie-Bruxelles Château de Seneffe - 11 octobre 2003 au 1er février 2004

Puis viennent très vite les expositions personnelles
dans les galeries et les musées :

EXPOSITIONS PERSONNELLES DANS LES GALERIES D'ART

1975 Goudji - Galerie Sven,
parrainage d'Hubert de Givenchy - Paris
1981 Goudji - Galerie Faris - Paris
1982 Goudji - Jansen, rue Royale - Paris

1983 Goudji - Galerie Altes Rathaus - RFA

1985 Goudji - Galerie Jean Hilger - Luxembourg

85/86 Goudji - Galerie Alice Pauli - Lausanne - Suisse

1986 Goudji - Galerie Altes Rathaus - RFA

1986 Goudji - Arras Gallery - Trump Tower - New York - USA

1987 Goudji - Arras Gallery Trump Tower-New York-USA -

87/88 Goudji - Gallery 99 et Arras Gallery-Bal Harbour-Miami

87/88 Goudji - ASB Gallery - Londres - Grande Bretagne

1988 Goudji - Galerie ASB - Munich - RFA

1988 Goudji - Galerie Capazza - Nançay du" Grand Meaulne"

1988 Goudji - Arras Gallery - Trump Tower-New York- USA

1988 Goudji - Galerie La Cour 21 - Nantes - France

1988 Goudji - Galerie ASB - Barcelone -Espagne

1988 Goudji - Galerie Alice Pauli - Lausanne - Suisse

1989 Goudji - Galerie Place des Arts - Montpellier - France

89/90 Goudji - Galerie Claude Bernard - Paris - France

1991 Goudji - Salon de Mars-Galerie Claude Bernard

1991 Goudji - Galerie ASB et Fine Art Society-London-GB

91/92 Goudji - Place des Arts- Galerie Polack - Montpellier

1992 Goudji - Galeries ASB et David Koetser- Zürich - CH

93/94 Goudji - Galerie Plessis - Nantes

93/94 Goudji - Galerie Claude Bernard - Paris

1995 Goudji - Tefaf Maastricht - Galerie Claude Bernard

1996 Goudji - Brenda Kroos Gal, Cleveland - USA

1996 Goudji - Galerie Lieve Hemel - Amsterdam - Pays-Bas

1996 Goudji - Galerie Plessis - Nantes

1997 Goudji - Tefaf Maastricht - Galerie Claude Bernard

1997 Goudji - Place des Arts - Montpellier

1998 Goudji - Tefaf Maastricht - Galerie Claude Bernard

98/99 Goudji - Galerie Claude Bernard - Paris - France

1999 Goudji - Tefaf Maastricht - Galerie Claude Bernard

1999 Goudji - Galerie Capazza
2001/2002 - Goudji - Galerie Claude Bernard - Paris
2002 - Goudji - Galerie Capazza - Nançay en
collaboration avec la "Cité de l'Or" de Saint-Amand
2003 - Goudji - Galerie Claude Bernard dans le cadre
du Salon du Collectionneur - Carrousel du Louvre - Paris
2004/2005 - Goudji - Galerie Claude Bernard - Paris

EXPOSITIONS PERSONNELLES DANS LES MUSEES

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1991 Goudji - Musée Francisque Mandet à Riom -
Conservateur Marie-Josée Linou

1993 "De pierre,de métal et de feu - Goudji "-
Première Rétrospective,
Musée Thomas Dobrée à Nantes -
Conservateur Jacques Santrot

1994 Goudji - Rétrospective - Kunsthaus Freising, capitale
médiévale de la Bavière -
Conservateur Jacques Santrot
1996 Hommage à Goudji - Musée Grimaldi - Cagnes-sur-Mer

1997 Goudji - Arsenal - Ville de Metz - Com. Jean Larpenteur

1999 Goudji - Musée des Beaux-Arts-Chambéry-
Conservateur Chantal Fernex de Mongex

2000 Goudji - Salle capitulaire de Saint-Philibert de Tournus
2002 Art liturgique de Goudji - Musée de Fourvière -
Conservateur Bernard Berthod
2002 Goudji, la magie d'un grand orfèvre
Château-Musée de Seneffe - Belgique
Conservateur Marjolaine Hanssens

EXPOSITION PATRIMONIALE

2001 "20 siècles en cathédrales" - Palais du Tau,
Reims. Commissaires Catherine Arminjon, conservateur
général du Patrimoine et Denis Lavalle,
conservateur en chef du Patrimoine
2002 - Le Trésor de Chartres - Musée des Beaux-Arts
Chartres - Conservateur Hervé Joubeaux
2004 - Les Maîtres d'Art - Salon du Patrimoine - Paris

EXPOSITIONS PERSONNELLES DANS LES
FOIRES INTERNATIONALES D'ART CONTEMPORAIN

Dès 1976, les créations de Goudji sont exposées,
tour à tour, dans le cadre de:

Foire "TOUR & TAXIS " - Bruxelles - Galerie Claude Bernard
Art Nocturne Knocke - Belgique - Galerie Capazza
LINEART - Gent - Belgique - Galerie Capazza
Salon du collectionneur - Paris - Galerie Claude Bernard
Salon de Mars - Genève - Suisse - Galerie Claude Bernard
STAR'T - Salon d'Art Contemporain - Galerie Capazza
TEFAF MAASTRICHT - Hollande - Galerie Claude Bernard
KunstRAI et PAN - Amsterdam - Hollande - Galerie Lieve Hemel

ART FAIR - Chicago - Etats-Unis - Galerie Capazza

ART MIAMI- USA - Arras Gallery

FIAC - Grand Palais - Paris,
par les galeries : Sven, La Tortue,
Françoise Tournier,
Faris
et J.M. Cupillard
ART - Palais des Expositions de Bâle - Suisse -
Galerie Altes Rathaus
ICAF - London Olympia, Barbican Art Center - Londres -
Galerie Jean-Marie Cupillard

ART STOCKHOLM - Galerie Altes Rathaus

COLLECTIONS PUBLIQUES

1983 Musée des Arts Décoratifs - Paris
torque en or et lapis lazuli- acquisition FNAC

1984 Musées Languedoc-Roussillon
pièce de table en argent massif- acquisition FRAC
1986 Cathédrale Notre-Dame de Paris
Cuve baptismale, chandelier pascal, aiguière -
Acquisition du FNAC

1990 Musée Francisque Mandet de Riom
Deux chandeliers, une jardinière et une aiguière
Matériau : argent massif et pierres dures

1991 Musée Francisque Mandet de Riom-
Milieu de table en argent massif , sodalite et jaspe -
acquisition et don au Musée d'un mécène de
l'Association des Amis du Musée de Riom

1994 Musée Thomas Dobrée - Nantes
Bassin à l'oiseau, argent, sodalite et jaspe
1995 Kunsthaus Freising - Capitale médiévale de la Bavière -
Achat de 7 pièces de forme en vermeil et pierres dures,
puis création d'un gobelet en or cannelé et d'une licorne d'or -
or, ivoire, nacre, oeil de faucon - dont la réalisation fera l'objet
d'un film "La Licorne d'or" par Christian Colonna de Leca.
2002 Musée des Arts Décoratifs de Lyon
Canthare aux oiseaux de paradis, argent, cristal, calcédoine

PRIX ET DISTINCTIONS

1980 Oscar d'Or - Bijorhca - Salon International - Paris
1982 Palme d'Or - Ateliers d'Art - Salon International - Paris
1986 Douze ans après son arrivée en France, Goudji est
nommé Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres
1988
Grand Prix Régional des Métiers d'Art - Ile de France
1988 Elu membre du Conseil d'Administration de la SEMA
1992 Grand Prix National des Métiers d'Art - France
1994 Médaille d'honneur de la Ville de Nantes -
en raison du succès remporté par "De pierre, de métal
et de feu, Goudji,orfèvre contemporain au Musée Thomas
Dobrée de Nantes (plus de 22000 visiteurs en trois mois)
1994 Médaille d'honneur de la ville de Freising,
capitale médiévale de la Bavière,
en raison du succès de l'exposition Goudji
1994 Prix LVMH " Sciences pour l'art - l'Art pour la Sciences "
1996 Les vingt-cinq oeuvres créées par Goudji pour Chartres
sont inscrites à l'Inventaire du Patrimoine du vivant de l'artiste
1996 Promu Officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres
1997 JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) à Longchamp.
Cinq oeuvres de Goudji sont présentes à Longchamp pendant
la veillée baptismale du 23 août et pendant la grand-messe
du 24 août : A la demande de Jean-Marie, cardinal Lustiger,
Archevêque de Paris, la cuve baptismale , la situle et le
chandelier pascal créés par Goudji sortent du Trésor de la
Cathédrale Notre-Dame de Paris pour le baptême des
dix néophytes des cinq continents par le Pape Jean-Paul II.
De même, à la demande deMgr Michel Dubost, organisateur
des JMJ, l'encensoir et la navette à encens de Goudji,
inscrits à l'Inventaire du Patrimoine, quittent le Trésor de la
Cathédrale de Chartres pour servir la liturgie du Pape
devant cinq cent évêques et plus d'un million de pélerins
venus de cent quarante pays.
1998 Goudji est nommé "Maître d'art"
2001 Goudji est nommé Chevalier dans
l'Ordre National du Mérite

2003 Goudji est nommé Commandeur dans l'Ordre du Mérite de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

TRESORS

Les oeuvres liturgiques créées par Goudji sont dans :

1986 Trésor de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Baptistère - Situle - Chandelier pascal Matériau : métal argenté, granit d'Armor, orthocéras créés et réalisés pour le Comité National français d'Art Sacré à la demande de François Mathey, Conservateur en Chef du Musée des Arts Décoratifs de Paris. Acquisition FNAC

1992 Trésor de la cathédrale Notre-Dame de Chartres
Les 25 oeuvres créées par Goudji pour Chartres, dont le Maître-Autel,
sont toutes inscrites à l'Inventaire du Patrimoine

Dans le cadre du réaménagement du sanctuaire de la
Cathédrale de Chartres à la croisée des transepts par
M. Guy Nicot, Architecte en Chef des Monuments Historiques,
création et réalisation par Goudji des objets suivants
destinés à la cérémonie liturgique : Autel Majeur,
Cathèdre de l'Evêque, - Emblème épiscopal amovible,
Croix de l'autel, Ambon tétramorphe, deux fauteuils,
six portes-cierge, - le calice, la patène, les burettes
Matériau: argent massif, vermeil, pierres dures, chêne,
fer forgé Consécration de l'autel le 30 mai 1992 par
Monseigneur Jacques PERRIER, Evêque de Chartres.
Mécénat: Shell France, Le Clal, Ets Chossière, Alain Roure,
Goudji. En 1992 A la demande du clergé, Goudji
créé et réalise - le Signe Insigne de la Basilique
Notre-Dame de Chartres, emblême amovible - une
seconde croix d'autel, 1993 - un grand calice et son
puisoir pour la cérémonie d'Ordination des prêtres
Mécénat: Le Clal et Goudji
1993 A la demande de Mgr Perrier, Evêque de Chartres,
création et réalisation d'un tabernacle en forme de
colombe Argent, sodalite, nacre
1994 A la demande de
Mrg Perrier, à l'occasion des fêtes du 8 ème centenaire
de la Cathédrale, -création et réalisation d'un encensoir
épiscopal, de la navette à encens - une reliure d'évangélaire
" Le Verbe" en argent, or, sodalite,cristal, émeraudes, agates,
jaspe (Mécénat : Alain Roure, Goudji) 1996 Les vingt-cinq
oeuvres créées par Goudji pour Chartres sont inscrites à
l'Inventaire du Patrimoine 1998 Création de l'emblème
épiscopal de Mgr Bernard Nicolas Aubertin o. Cist.
Evêque de Chartres
2002 Goudji crée un chandelier pascal à la mémoire de Guy Nicot,
architecte en chef des monuments historiques.
Mécénat : Benoît Deboos, Goudji
2003 A la demande de Mgr Bernard Nicolas Aubertin,
Goudji crée un lutrin en argent et fer forgé

1993 Trésor de la Chapelle de Ronchamp
Calice conçu pour la concélébration de l'eucharistie par les
cardinaux et évêques présents au festival "Magnificat" à
Paray-le-Monial en 87 à l'occasion de la célébration
européenne du millénaire de la mort de saint Benoît. Offert à
François Mathey, ancien conservateur en chef du
Musée des Arts Décoratifs de Paris, originaire de Ronchamp
et initiateur du projet Le Corbusier, ce dernier lègue le
calice à la célèbre chapelle Notre-Dame du Haut.
Chanoine René Bolle-Redat
Matériau: vermeil, lapis-lazuli, ivoire, aventurine

1995 Trésor de la cathédrale de Luçon
(dont le maître-autel )
A la demande de Monseigneur François GARNIER,
Evêque de Luçon, Goudji créé et réalise le mobilier
liturgique suivant: Autel Majeur - Cathèdre de l'Evêque
Emblème épiscopal - Ambon - Deux fauteuils - Croix de l'autel
Calice épiscopal - Patène - Matériau: argent,
pierre de Pontijou, fer forgé, pâte de verre et
pierres dures Consécration de l'autel par
Monseigneur François GARNIER, evêque de Luçon,
le 21 mai 1995. Mécénat: chaîne de donateurs anonymes

1994 Trésor de l'Abbaye St Maurice - Clervaux -
Grand Duché de Luxembourg

A la demande de la communauté de l'Abbaye,
création et réalisation de la crosse, offerte par les moines
au Père Abbé. Bénédiction de la crosse le
24 décembre 1994 par Dom Jorrot.
Thème du pélican symbolisant le Christ.
Matériau : Argent, jaspe rouge

1996 Trésor de l'Abbaye Notre-Dame de Triors
Création et réalisation de la crosse du Père Abbé.
Bénédiction de la crosse le 21 mars par Dom Courau
à l'occasion de la fête de la Saint Benoît
Matériau: argent, nacre, oeil de fer

1998 Trésor de l'Abbaye de Sept-Fons
Création et réalisation de deux reliquaires

de deux bienheureux cisterciens

et de plusieurs calices. Matériau : argent et pierres dures

1999 Trésor de l'Abbatiale St Philibert de Tournus
(dont le maître-autel)
Dans le cadre du nouvel aménagement du sanctuaire de
l'Abbatiale Saint-Philibert de Tournus à la croisée des
transepts par Frédéric DIDIER, architecte en chef des
monuments historiques, création du nouveau mobilier
liturgique par GOUDJI: le Maître-Autel, l'ambon, le nouveau
reliquaire de Saint-Philibert, l'ambon, les trois sièges des
célébrants et le blason de Tournus, la croix processionnelle,
le pupitre des animateurs, le chandelier pascal
2002 Création du grand lustre d'autel

1999 Trésor de la Sacristie Pontificale - Cité du Vatican
A l'occasion de la béatification de Pio de Pietrelcina,
dit Padre Pio, Goudji réalise pour la sacristie pontificale,
la croix processionnelle et son socle, deux chandeliers pour
les acolytes et le reliquaire du bienheureux, offert au Pape
par l'Ordre des Capucins. Mise en place du reliquaire du
bienheureux le 2 mai 1999, Rome.Enfin, pour solenniser
la cérémonie d'ouverture de la Porte Sainte de la Basilique
Saint-Pierre, Mgr Marini, Maître des célébrations liturgiques du
Souverain Pontife, sollicite Goudji pour la création du marteau
jubilaire et du formal précieux qui orne le pluvial du Saint-Père.

2000 Trésor de la Trinité - Vendôme
Le 18 juin 2000 à la Trinité de Vendôme,
bénédiction par S.E. Mgr de Germiny, Evêque de Blois,
d'une colombe, symbole trinitaire de l'Esprit Saint,
créée par Goudji à l'occasion de l'Année Jubilaire
pour La Trinité de Vendôme

2000 Trésor de la Grande Trappe de Soligny
Dans le cadre de l'Année du Grand Jubilé de l'an 2000,
grâce à une donation, le Père Abbé de la Grande Trappe
de Soligny, Dom Marie-Gérard Dubois, a demandé à Goudji
de réaliser l'ensemble du mobilier liturgique du sanctuaire de
l'église abbatiale de la Grande Trappe de Soligny : la croix processionnelle, le siège du Père Abbé, les sièges
des célébrants, l'ambon, le chandelier pascal. La bénédiction
solennelle a lieu le jour de son installation dans le
monastère le 21 novembre 2000.

2000 Trésor de Saint-Pierre de Champagne sur Rhône
Le 10 décembre 2000, pour l'entrée dans le IIIe millénaire,
l'Abbé général Maurice Bitz consacre le nouveau Maître-Autel

et bénit le nouveau mobilier (le Maître-autel, l'ambon, la croix,
la colombe, le siège et son blason, la cuve baptismale, le
chandelier pascal, le pupitre, le tabernacle, le ciboire) du
choeur de l'église Saint-Pierre de Champagne qui fût
construite dans la deuxième moitié du XIIe siècle et où s'est
implantée depuis 1968 une communauté de
Chanoines Réguliers de Saint-Augustin.
En 2001, Goudji crée la crosse de l'Abbé Général,
Maurice Bitz et les éléments ornementaux de sa mitre.

2001 Cathédrale d'Angers
A la demande des dominicains, création et réalisation
de la crosse de S.E. Monseigneur Bruguès,
Evêque d'Angers, pour la messe de Pâques.

2001 Ecole du Père Brottier à Blois et son autel
A la demande de S.E. Monseigneur de Germiny, Goudji crée
et réalise le sanctuaire de l'Ecole du Père Brottier à Blois :
l'autel, l'ambon et la colombe eucharistique.Matériau :
pierre de Pontijou, jaspe, sodalite, fer forgé et nacre

2002 Trésor de Lourdes
A la demande de S.E. Monseigneur Jacques Perrier,
Evêque de Tarbes et Lourdes, Goudji crée le grand ostensoir
des processions de Lourdes à l'occasion du premier
pélerinage de l'année le 16 mars 2002.

2002 Trésor de la cathédrale de Cahors
Création et réalisation à la demande de
S.E. Mgr Maurice Gaidon, Evêque de Cahors,
du reliquaire du bienheureux
Alain de Solminihac, Evêque de Cahors
( 1593-1659)

2003 Trésor de la cathédrale de Cambrai
A la demande de S.E. Monseigneur François Garnier
,
Archevêque de Cambrai, Goudji aménage le nouveau sanctuaire de la cathédrale devenue célèbre grâce à Fénelon, le "Cygne de Cambrai". Goudji crée et réalise le Maître-Autel, la cathèdre, l'ambon, le pupitre, la croix processionnelle, la croix archiépiscopale, le calice, la patène.

2004 Trésor de l'église abbatiale Notre-Dame de Belleville en Beaujolais
A la demande de l'Abbé Didier Pirrodon, curé de l'abbatiale, Goudji aménage le nouveau sanctuaire de cette église abbatiale du XIIe siècle en créant et réalisant le Maître-Autel, l'ambon, les sièges, le tabernacle, la croix, les chandeliers.

2004 Trésor de l'église du Christ-Roi à Fribourg en Suisse
A la demande du Président de la Paroisse, Alain Passer, et du curé, Alain de Raemy,
et pour marquer le 50ème anniversaire de la dédicace de l'église, la Paroisse confie à Goudji la création des vases sacrés qui sont bénis lors d'une messe solennelle présidée par S.E. Mgr Bernard Genoud, Evêque de Lausanne, Genève et Fribourg.

2004 Trésor de San Giovanni Rotondo dédié à Padre Pio en Italie
A la demande des moines capuccins qui souhaitent marquer la Dédicace de la nouvelle église
de San Giovanni Rotondo à Foggia, dédiée à Padre Pio, le 1er juillet 2004,
Goudji crée et réalise l'ensemble des vases sacrés.
Pâques 2006, Goudji crée et réalise la reliure d'évangéliaire

2004 Trésor du monastère Notre-Dame de Novy Dvur en République Tchèque
Le R.P. Dom Patrick Olive, abbé de Sept-Fons, maison fondatrice,
le R.P. Dom Samuel Lauras,et les moines du monastère Notre-Dame de Novy Dvur,
ont eu la joie d'achever leur église consacrée par son Excellence Mgr. Frantisek Radkovsky,
évêque de Plzen,le 2 septembre 2004. Pour cette occasion, la communauté demande à
Goudji de créer la croix d'autel, le tabernacle ainsi que plusieurs vases sacrés

2004 Collégiale Saint-Liphard de Meung-sur-Loire (1104-2004)
Pour la commémoration des 900 ans de la Dédicace de la Collégiale Saint-Liphard
de Meung-sur-Loire, Goudji crée et réalise un grand luminaire intitulé
" La Couronne de Lumière "composé de deux lanternes surmontées de l'Agneau Mystique
de l'Apocalypse de Saint-Jean sculpté dans l'argent et symbolisant Jésus-Christ
et sa résurrection,et de trois couronnes octogonales, symbole de la Trinité et de la
Nouvelle Alliance représentée par le chiffre 8 avec à chaque extrémité de la plus
grande couronne une représentation de gargouilles-cervidés d'argent en hommage
aux Maîtres-Artisans du Moyen-Âge qui érigèrent la collégiale Saint-Liphard en l'an 1104.
L'ensemble est réalisé en fer forgé et en marbre de Marmara ainsi qu'en
verre antique doré, couleur-symbole de la vie céleste.

2005 Trésor de la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay


A la demande de S.E. Mgr Henri Brincard, création d'un grand ostensoir
pour le pélerinage de la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay.
Il est composé de deux parties : le réceptacle avec la Vierge et Saint-Jean, puis
la lunule surmontée du Saint Esprit et la croix avec, gravé sous le cristal de roche,
F I A T

FAITES TOUT CE QU'IL VOUS DIRA

Le matériau en est l'argent, la sodalite, le cristal de roche, le jaspe,
la serpentine, la pyrite, la nacre et le lapis-lazuli.

EPEES D'ACADEMICIEN


Création et réalisation de treize épées d'académicien de:

1976 Félicien Marceau, de l'Académie française

1991 Robert Turcan, de l'Académie des
Inscriptions et Belles Lettres

1991 Hélène Carrère d'Encausse, de l' Académie française

1992 Jean Cluzel, de l'Académie des
Sciences Morales et Politiques

1992 Jacques Boré, de l'Académie des
Sciences Morales et Politiques

1993 Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences économiques,

Académie des Sciences Morales et Politiques

1993 Paul Bernard, de l'Académie des
Inscriptions et Belles Lettres

1995 Gilbert Dagron, de l'Académie des
Inscriptions et Belles Lettres

1996 Bernard Destremau, de l'Académie des
Sciences Morales et Politiques
2002 Raymond Barre, de l' Académie des
Sciences Morales et Politiques
2002 Bertrand Collomb, de l'Académie
des Sciences morales et politiques
2003 Zao Wou-Ki, de l'Académie des Beaux-Arts,
en collaboration avec Richard Texier
2003 Christian Poncelet, Président du Sénat,
de l'Académie des Sciences Morales et Politiques

MEDAILLON EMBLEMATIQUE

1996 Claude Sainteny, de l' Académie des
Sciences Morales et Politiques

COMMANDES ET TROPHEES

1977 Collection de bijoux pour Yves Saint Laurent
1978 Broche pour la campagne publicitaire Orlane
1984 Prix Jasmin pour le Comité français du Parfum
89/94 Science pour l'Art - Trophée
LVMH - Moet Hennessy - Louis Vuitton
1993 Prix de la Technologie - Trophées du
Ministre de la Recherche et de l'Espace
1994 Création et réalisation du trophée remis par
Mgr Jacques Perrier au lauréat du Concours d'Orgue
de Chartres organisé à l'occasion des fêtes du
huitième centenaire de la Cathédrale de Chartres
83/93 Cadeaux de François Mitterrand, Président de
la République française, aux Chefs d' Etats étrangers
1999 Création et réalisation du marteau de
commissaire-priseur de Maître Philippe Rouillac,
Vendôme, pour ses célèbres ventes
aux enchères au Château de Cheverny
2002 Le Président Jacques Chirac
choisit une oeuvre de Goudji intitulée
"Bassin bleu aux fenêtres paysagées d'agate"
pour le cadeau de la France à S.A.R. Mohammed VI,
à l'occasion de son mariage - 12 juillet 2002 -


COLLECTIONS PRIVEES

Les oeuvres de Goudji, créées et réalisées en France
depuis 1974, figurent dans de nombreuses collections
privées, tant en France, que dans les pays suivants:
Allemagne - Arabie Séoudite - Argentine - Autriche -
Belgique - Brésil - Canada - Colombie - Danemark -
Espagne - Emirats Arabes Unis - Etats-Unis -
Finlande - Islande - Israël - Italie - Japon - Liban -
Luxembourg - Maroc -Mexique - Norvège- Pays-Bas -
République Tchèque - Royaume-Uni - Russie - Suède -Suisse


CONFERENCES avec projection de diapositives et RENCONTRES


1996 Goudji, orfèvre, sculpteur contemporain,
par Simone Saint Girons, conférencière honoraire
des Musées de France - Mairie du IVème arrdt

1998 De pierre, de métal et de feu : Goudji,
orfèvre contemporain
par Jacques Santrot,
conservateur en chef du Patrimoine,
Directeur
du Musée Dobrée.
Présentation : Madame Simone del Duca.

Fondation Simone et Cino del Duca

1998 Goudji : La magie d'un grand orfèvre , par
Jacques Santrot, conservateur en chef du Patrimoine,
Directeur du Musée Dobrée.
Présentation : Comtesse de la Baume, Présidente
du Comité des Dames
Cercle de l'Union Interalliée
1999 Goudji reçoit les élèves de Christie's Education dans son
atelier avec leur maître Thierry de Lachaise.

1999 Goudji reçoit un groupe du Comité National d'Art Sacré
avec Isabelle Renaud-Chamska, Présidente.

2000 Goudji reçoit la Silver Society of Belgium
et parle de son art. Galerie Claude Bernard.
2002 L'art liturgique de Goudji par Bernard Berthod, conservateur du Musée de Fourvière
2002 L'art liturgique de Goudji, Mairie de Cahors
2004 L'art liturgique de Goudji, Abbaye St Pierre de Champagne, lors de la réunion de la
Congrégation des Moines de Saint-Augustin

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19 juin 2006

Exposition d'Art Sacré à Souvigny (03)

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Pour la neuvième année consécutive, le musée de Souvigny organise une exposition temporaire. Depuis 1998, le musée de Souvigny accueille différentes expositions sur le passé religieux de Souvigny et la présence des Bourbons. En 1998, le musée sortait pour la première fois, différentes pièces des collections diocésaines pour l'exposition "La Vierge au pays des Bourbons". Huit expositions ont ainsi illustré la saison culturelle à Souvigny : l'enluminure de Moissac et la Bible de Souvigny en 1999, la facture d'orgue en 2000, le mécénat des ducs de Bourbons à la fin du Moyen-âge en 2001, la présentation de la frise monumentale de Souvigny en 2002 , les découvertes archéologiques des tombeaux et gisants des saints Abbés de Cluny en 2003, la restauration du patrimoine religieux en 2004, et le pilier roman plus connu sous le vocable de "Colonne du Zodiaque" en 2005.

Pour cette neuvième exposition, le service culture et communication avec son conservateur monsieur Antoine Paillet, présenteront pour la première fois différents éléments cultuels très précieux, issus des collections diocésaines de l’Évêché de Moulins. Cette exposition intitulée "Abécédaire de l’Art Sacré", présentera de façon didactique la statuaire religieuse avec une riche collection de statues des XIIe au XVIIIe s. toutes présentées en première mondiale au public complétée par une iconographie de la Vierge, des saints et du Christ. Le public pourra contempler des ornements et vêtements liturgiques des 18e et 19e s. ainsi que des objets liturgiques liés aux différentes cérémonies de l’Église.

Cette présentation, inédite sous forme d’une "encyclopédie par l’objet", regroupera les éléments par thèmes (l’autel, les processions, l’encensement) classés par ordre alphabétique. Un petit fasicule de quatre page, répertoriera les différents éléments exposés.

Visite de l'église prieurale toute l'année et tous les jours (sauf mardi et lors des célébrations religieuses) au départ des musées. La visite de l'église prieurale (au départ des musées) et l’ouverture des musées et jardins à lieu du 2 janvier au 31 décembre toute l'année et tous les jours (sauf mardi et lors des célébrations religieuses pour la visite commentée de l’église).

Horaires : 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures ; du 1er juillet au 31 août le musée est ouvert jusqu'à 19 heures

_ Les tarifs des visites sont les suivants :

Tarifs individuels : visite guidée de l’église, 4€ ou accès aux musées et jardins, 4€ ; forfait visite guidée de l’église et accès musées et jardins, 6,50€.

Tarifs groupes (30 personnes) : visite guidée de l’église, 3,20€ ou accès aux musées et jardins, 3,20€ ; forfait visite guidée de l’église et accès musées et jardins, 4,80€.

Tarifs enfants : gratuit jusqu’à 11 ans ; accueil de groupe scolaire, 1€.

Contact : Musées de Souvigny, BP 27, 03210 Souvigny ; téléphone, 04 70 43 99 75.

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27 juin 2006

Patrimoine religieux vendéen exposé

Cathédrale de Luçon, du 27 juin au 1er octobre 2006.


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Tous les jours de 9h à 19h



Pour sa vingtième exposition photographique consacrée au Patrimoine Religieux Vendéen dans la cathédrale de Luçon, Chrétiens Médias Vendée se penche sur la sauvegarde et la conservation de ce patrimoine


Prosper Mérimée n'est pas seulement l'auteur de Carmen. Il fut aussi un infatigable Inspecteur des Monuments Historiques. Il sillonna la France en quête de monuments à recenser et protéger. Il vint en Vendée et signala le triste état de l'abbaye de Nieul/L'Autize.

A son époque, le patrimoine est une idée neuve née des saccages de la révolution, une idée aujourd'hui encore en évolution.

Pour sa vingtième exposition photographique consacrée au Patrimoine Religieux Vendéen dans la cathédrale de Luçon, Chrétiens Médias Vendée se penche sur la sauvegarde et la conservation de ce patrimoine. Dessinateurs, photographes, érudits, conservateurs, architectes, artisans ont servi chacun à leur façon la cause. Fallait-il embellir, restaurer dans son état initial, innover ou tout juste consolider ? Les réponses ont varié au fil du temps. Les techniques se sont perfectionnées, mais c'est toujours la même passion. Autant d'histoires à raconter.

L'entrée est gratuite. Toutefois cette exposition est uniquement financée par les dons de ses visiteurs.

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28 juin 2006

Découvrez la basilique royale de Saint-Denis

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http://www.tourisme93.com/basilique/

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29 juin 2006

La campanologie...

Le patrimoine campanaire français

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(cliquez sur l'image  pour regarder la volée du bourdon...)

Le patrimoine campanaire est partie intégrante du patrimoine historique et culturel de la nation. A ce titre, il est protégé et la Commission supérieure des Monuments historiques lui prête une attention toute particulière. Comme cela s'est fait pour l'orgue, tout un travail de repérage puis de classement et de restauration est en cours. Au même titre que de prestigieux bâtiments, les cloches anciennes constituent une mémoire sonore et archéologique inestimable qui méritent d'être scrupuleusement préservée, ses « défauts » éventuels y compris.

Les travaux d'inventaire

Une politique de protection et de valorisation du patrimoine implique la connaissance de ce patrimoine, donc l'existence d'un recensement des objets considérés. Ce travail d'inventaire est en cours et fait l'objet d'initiatives multiples.

Pour mémoire, citons le travail considérable effectué au début du siècle par l'archiviste Joseph Berthelé, dont l'énorme documentation est actuellement stockée (mais guère accessible au public) par la Société d'histoire et d'archéologie de Montpellier. A ce travail de campanographie qui a couvert plusieurs régions françaises, ajoutons des travaux plus modestes, car généralement limités à un département ou une province, effectués par des érudits ou historiens en quête d'épigraphie. Tout ce travail, dont une grande partie a été publié, présente un intérêt historique certain mais ne peut en aucun cas servir de référence pour décrire la situation actuelle de la « population » campanaire dans les clochers de France : deux guerres nous séparent de ces inventaires, sans compter les vols et les refontes qui ont pu avoir lieu. Nous nous en apercevons bien lorsque l'on consulte les arrêtés de classement un peu anciens : plusieurs cloches « protégées » n'existent plus. Il faut donc aller « sur le terrain », monter dans les tours ou escalader les clochers, beffrois et autres campaniles pour faire un état des lieux.

Abbaye de Sylvanès (12)

          Plusieurs initiatives sont en cours :

  • les travaux menés par les services de l'Inventaire du Ministère de la Culture et de la Communication ; ces travaux ne sont pas spécifiquement consacrés à l'art campanaire mais le couvrent ; l'inconvénient réside dans la lenteur de ces travaux : à peine 10% des cantons ont fait l'objet d'une telle opération depuis le lancement de l'opération par le ministre Malraux.

    Il faut noter cependant que les caractéristiques musicales sont rarement prises en compte ; des dossiers (description, photographies....) sont réalisés localement ; une partie des renseignements est microfilmée et disponible au centre national de documentation de l'Inventaire.

  • les travaux menés à l'initiative des collectivités territoriales : c'est le cas de quelques rares départements où les conservations des antiquités et objets d'art se sont intéressées aux cloches (le 49, le 55...) et de deux régions : Nord-Pas-de-Calais et Languedoc-Roussillon, qui viennent l'une et l'autre de financer des opérations d'inventaire spécifiques aux ensembles campanaires.

  • les travaux réalisés par des individus passionnés de la « chose » campanaire et qui consacrent retraite ou week-end (donc bénévolement) à grimper dans les clochers. La SFC travaille en partenariat avec certains d'entre eux, mais « chapeaute » aussi directement quelques équipes. C'est le cas, en particulier, pour l'enquête en cours couvrant la ville de Paris.

Comment couvrir la France en quelques années ? Une description détaillée de plusieurs centaines de milliers de cloches prendrait des décades et toutes les cloches ne méritent pas le même sort. Ce point a été longuement débattu au cours de récentes journées d'étude. Il en résulte que la collecte de l'information s'effectue à deux niveaux :

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  • 1er niveau

    Pré-inventaire rapide à caractère départemental ou régional ; simple repérage in situ (indispensable, car les enquêtes par correspondance ne sont pas fiables) : nombre de cloches, état général de l'ensemble campanaire et de l'installation (y compris mécanisme d'horloge, jougs déposés...), détection des cloches apparemment remarquables (par leur ancienneté ou leur musicalité, leur décor, le contexte historique ou ethnographique...), remplissage d'une fiche sommaire par édifice visité avec mention de la localisation des cloches et des caractéristiques dominantes (en privilégiant le caractère sonore : aspect considéré comme prioritaire sur les aspects épigraphiques ou décoratifs, qui relèvent du 2e niveau).

  • 2e niveau

    Inventaire plus détaillé (lors d'un retour sur les lieux à la suite du travail de repérage) ; remplissage des fiches campanographiques mises au point par la SFC ; ce 2e niveau est parfois abordé directement lors d'un inventaire systématique d'une ville et lorsque l'on dispose d'une équipe suffisamment nombreuse (cas de Lille et de Paris). C'est à ce niveau que peuvent être faits les reportages photographiques, les enregistrements sonores et vidéo.

En fait, la tendance actuelle est de s'intéresser à « l'ensemble campanaire » plutôt qu'à la cloche isolée et à la seule partie métallique. De même, l'enregistrement des sonneurs de cloches en action et des coutumes particulières est considéré comme prioritaire (les cloches restent mais les traditions se perdent).

Il est difficile, pour l'instant, d'avancer des chiffres sur le patrimoine campanaire français. Il y a environ 4500 cloches classées, mais il est probable qu'il existe plus de 10 000 cloches « remarquables », antérieures au XIXe siècle ou présentant un intérêt culturel certain.

bourdon1_1_(Les deux Bourdons de la Cathédrale de Sens)

Pour plus d'informations cliquer sur le lien suivant : http://campanologie.free.fr/#

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21 septembre 2006

Un grand prélat à l'honneur...

Son Emminence Monsieur le  Cardinal Paul Poupard fait Commandeur dans l'Ordre des Arts et Lettres

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Ce dimanche 10 septembre 2006, le minsitre français de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres a procédé à la remise des insignes de Commandeur dans l'Ordre des Arts et des Lettres au Cardinal Poupard à la villa Bonaparte, l'Ambassade de France au Vatican.

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Cardinal Paul Poupard
Président du Conseil pontifical pour la culture depuis 1985.
Né le 30 août 1930 à Bouzillé (Maine-et-Loire)
Prêtre le 18 décembre 1954 pour le diocèse d'Angers.
Nommé évêque le 6 avril 1979.
Créé Cardinal le 25 mai 1985.

Responsabilités
Membre de la Congrégation pour l'éducation catholique ;
Membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements ;
Membre de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples ;
Membre du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

Biographie


Fils de Joseph Poupard ; cultivateur ; et de Mme ; née Célestine Guéry.

Etudes


Petit séminaire de Beaupréau ;
Faculté de théologie de l'Université catholique de l'Ouest

Diplômes


Docteur en théologie ;
Docteur en histoire ;
Diplômé de l'École pratique des hautes études

Ministères

Professeur de lettres (1955) ;
Aumônier d'étudiants (1957) ;
Mnistère paroissial à Paris et attaché au Centre national de la recherche scientifique (1958) ;
Attaché à la Secrétairerie d'État (1959-1971)
Aumônier de l'Institut Saint-Dominique à Rome (1963-1971) ;
Recteur de l'Institut catholique de Paris (1971-1981) ;
Evêque auxiliaire du diocèse de Paris ( 1979-1980).

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12 février 2007

DICTIONNAIRE ET ARMORIAL DE L'ÉPISCOPAT FRANÇAIS

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Jean-Jacques Lartigue

De l’an 1200 à aujourd’hui, la France a compté 5 903 évêques. Pour la première fois, un ouvrage en donne la liste exhaustive, ici présentée par siège épiscopal et par ordre alphabétique. Ainsi, ce dictionnaire permet de trouver les informations essentielles sur un évêque de France ou de découvrir son nom à l’aide de critères pertinents : son diocèse, ses armes, sa devise…

Pour chacun des sièges épiscopaux français, tant de l’Ancien Régime ou de l’Empire, que depuis la Restauration et jusqu’à nos jours, il est donné, par ordre chronologique, les noms des titulaires successifs, avec leur date d’investiture.

L’armorial de l’épiscopat détaille, quant à lui, pour chaque évêque, son ou ses diocèses successifs, les dates de naissance et de décès, ses armes et sa devise, si elle est connue.

Son répertoire héraldique permettra de mettre un nom à des armoiries ecclésiastiques, souvent difficiles à décrypter, d’en retrouver le possesseur à travers les meubles, pièces et couleurs de celles-ci. La liste des 860 devises répertoriées, classées par ordre alphabétique, offrira une autre possibilité d’identification. L’ouvrage est complété par une importante bibliographie de 13 pages et par 23 planches hors-texte d’armoiries parmi les plus riches.

Jean-Jacques Lartigue, président du conseil français d’héraldique, est l’auteur de plusieurs ouvrages nobiliaires et héraldiques reconnus, au nombre desquels « Le Nouveau nobiliaire de France », « L’Armorial général des communes de France » et « Le dictionnaire des devises héraldiques et historiques de l’Europe ».

(17 x 24 cm) 544 pages
prix : 60 € (+ 7 € de port)

Pour plus d'information et commander l'ouvrage : http://www.patricedupuy-editeur.com/publications/dictionnaire-armorial-episcopat-francais.shtml

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10 mars 2007

« la messe de toujours, souvent proscrite, jamais interdite »

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Pour accéder à la video de la Grand Messe à Saint Nicolas du Chardonnet à Paris, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :

http://video.google.fr/videoplay?docid=4834959818158953360&q=grand+messe

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